Hantavirus sur un bateau : Une transmission interhumaine ?
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué, ce mardi, soupçonner qu'il y ait eu une "transmission interhumaine" entre les personnes contaminées à l'hantavirus sur un bateau de croisière néerlandais, bloqué au Cap-Vert, ayant fait trois morts.
"Compte tenu de la durée de la période d'incubation du hantavirus, qui peut varier entre une et six semaines, nous supposons qu'ils ont été infectés, en dehors du navire" et "nous pensons qu'il pourrait y avoir une transmission interhumaine parmi les personnes en contact très étroit", a déclaré aux journalistes Maria Van Kerkhove, directrice par intérim du département de prévention et de préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS.
Les hantavirus sont des virus présents chez les rongeurs, comme les rats et les mulots, sur tous les continents. Ils peuvent se transmettre à l’homme par inhalation « des gouttelettes de salive ou d’urine en suspension dans l’air, ou des poussières d’excréments provenant de rongeurs sauvages infectés », indique le ministère français de la Santé.
Plus rarement, la transmission peut survenir, lors d’un contact entre une matière contaminée et la peau éraflée par exemple ou par ingestion d’aliments ou d’eau contaminés.
L’infection, le plus souvent bénigne, peut être asymptomatique. Dans d’autres cas en revanche, la maladie peut s’avérer grave. Les premiers signes sont ceux d’une grippe classique, avec de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, abdominales ou thoraciques et des frissons.
L’évolution peut être brutale. Dans le cas de la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) que l’on retrouve en Europe et en Asie, l’hantavirus peut être à l’origine de dysfonctionnements rénaux, voire d’une insuffisance rénale aiguë. D’après l’Office fédéral de la santé publique suisse (OFSP), jusqu’à 15 % des personnes contractant la maladie peuvent succomber à la maladie selon le type de virus.
(AFP avec Le Parisien)